dimanche 24 janvier 2010

Un Dieu raciste, infanticide, génocide et filicide?

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« Le Dieu de l'Ancien Testament est sans doute le personnage le plus désagréable de toutes les histoires de fiction: jaloux et fier de l'être; mesquin, injuste, rancunier et obsédé du contrôle; adepte de l'épuration ethnique, vindicatif et assoiffé de sang; misogyne, homophobe, raciste, infanticide, génocide, filicide, pestilentiel, mégalomane, sadomasochiste, tyrannique et capricieusement malveillant. » (Richard Dawkins, The God delusion)

Un Dieu raciste

Dans le récit ou Jésus entame la conversation avec une samaritaine au puits de Jacob (Jean 4), nous voyons la femme qui s'étonne de ce que Jésus lui adresse la parole.  Les juifs, en effet, n'avaient pas de relations avec les samaritains.   Mais Jésus, qui est Dieu incarné, n'éprouve aucun remords à discuter avec une femme qui n'est pas de la race hébraïque.  Il n'est pas raciste ni sexiste.  La Bible dit en effet que "devant Dieu il n'y a point d'acception de personnes." (Romains 2.11)

Mais que fait-on alors du Dieu de l'ancien testament, qui détruit des peuples à la faveur du peuple juif?   Comme abordé précédemment, Dieu n'a pas favorisé la race hébraique à cause d'une quelconque prédisposition au racisme.  Le peuple hébreux n'avait pas plus de valeur en lui-même que les autres peuples mais il était le peuple élu.  Et l'élection de ce peuple ne tenait pas du caprice ou du racisme mais peut-être de sa prédisposition à recevoir la révélation.  Les égyptien par exemple, à l'époque de Moïse, avaient été témoins des prodiges opérés par Dieu.  Mais ils ont rejeté cette révélation du Dieu vivant jusqu'à ce qu'ils soient complètement dévasté par les fléaux survenus en vagues successives de façon surnaturelle.  D'autres peuples, par contre, s'ouvrirent à la Révélation de Dieu et se convertirent, comme par exemple Ninive, qui malgré sa déchéance, se convertit à la prédication de Jonas (Jonas 3.5-10), au plus grand désespoir de ce dernier, qui n'acceptait pas que le Salut puisse s'étendre à un peuple ennemi. (Jonas 4)  Dans ce cas, comme dans bien d'autres cas similaires jusqu'à aujourd'hui, le racisme ne venait pas de Dieu mais de ses serviteurs.

Ultimement, la seule race que Dieu distingue réellement, indépendamment des origines, de la couleur de la peau ou de la langue, est celle de ceux qui le servent.  Même si le peuple juif était le peuple élu, son caractère unique ne tenait qu'à son aptitude à conserver son héritage spirituel et à être fidèle à l'Alliance sacrée qui le liait à Dieu:

"Si ces lois viennent à cesser devant moi, dit l'Éternel, La race d'Israël aussi cessera pour toujours d'être une nation devant moi." (Jérémie 31.36)

Si Dieu avait été raciste, il n'aurait pas créé les races.  Et il n'aurait pas dit à Abraham: "Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi." (Genèse 12.3).  "Toutes les familles" inclut toute l'humanité.  La race aimée par Dieu va au-delà de l'appartenance ethnique.  Elle est la race qui aime Dieu et qui croit en son incarnation:

"Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ ; vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ. Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse." (Galates 3.26-29)

Un Dieu infanticide, génocide et filicide

Nous avons déjà déterminé que Dieu n'a pas détruit des peuples, incluant femmes et enfants, pour le simple plaisir de tuer.  Dieu déclare par la bouche du prophète Ézéchiel: "ce que je désire, ce n'est pas que le méchant meure, c'est qu'il change de conduite et qu'il vive." (Ezéchiel 33.11)  Le lourd bilan des peuples détruits par Dieu ne tient qu'au fait que ces derniers essayaient de détruire la race juive, comme Hitler a tenté de le faire récemment.  L'humanité, dont la conscience l'accusait de ses fautes, essayait d'annihiler le peuple chargé d'apporter la lumière. L'humanité tentait de faire taire sa conscience en faisant taire Dieu par l'intermédiaire de ceux qui parlaient en son nom.  Car comme l'a indiqué Jésus, le rejet de Dieu n'est pas une question de préférence philosophique mais de problème de conscience (Jean 7.7)

Nous pouvons questionner le meurtre d'enfants.  Mais que serait-il arrivé de ces enfants une fois qu'ils auraient atteint la maturité et compris que le peuple juif avait massacré leurs parents au nom de la Vérité?  Même hermétique comme il l'était, le peuple juif avait peine à survivre, à cause de son attachement au péché et de la division qui sévissait en son sein.  Comment aurait-il pu survivre en adoptant par surcroît des enfants qui se seraient naturellement rebellés contre leurs parents adoptifs?

La destruction a été inévitable, pour protéger l'humanité d'elle-même.  Les actes violents de Dieu étaient comme la chimiothérapie imposée au cancéreux.  Un processus en apparence cruel et violent, mais qui a pour objectif de sauver l'ensemble du corps d'une tumeur agressive qui met la vie en péril.  Dieu n'est pas génocide ou infanticide.  En vérité, Dieu "veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité." (1 Timothée 2.4)    Aussi paradoxal que cela puisse paraître à première vue, la violence de Dieu a été le fruit de son amour pour nous.  Nous lisons la Bible comme nous interprétons la vie; avec une vision limitée.  Nous considérons que tout ce qui importe est de ne pas souffrir ou de ne pas mourir.  Mais Dieu est infini et sa vision englobe l'ensemble de l'espace-temps.  Lui seul savait que ces sacrifices étaient nécessaires, pour que le Royaume des Cieux ne soit pas une contrée déserte mais soit peuplé de tous ceux qui, au cours de l'humanité, auront bénéficié de la Révélation.

C'est aussi pour cela que Dieu est "filicide", en ce sens qu'il a sacrifié son propre fils.  Encore une fois, cet acte a été un acte d'amour (Jean 3.16)  Dès la formation du monde, la trinité avait convenue que le Fils s'incarnerait afin de porter le châtiment qui allait découler du péché originel.  Cela dépasse l'entendement.  Mais c'est ce que la Bible révèle.  Il s'agit d'un acte filicide.  Motivé non par la haine.  Mais par l'amour, comme l'illustre avec brio un superbe clip vidéo portant sur le sujet.

Nous pouvons tirer de nombreux versets de la Bible hors de leur contexte et dépeindre Dieu comme un être meurtrier.  Mais en allant au-delà d'une lecture superficielle et assombrie par un parti pris athéiste, nous ne pouvons que convenir de la nature extrêmement miséricordieuse de Dieu.  Le Dieu de la Bible est le seul Dieu qui aime sa créature au point de porter sur Lui ses fautes.  Il est le seul Dieu qui nous offre la possibilité d'échapper à la honte et à la culpabilité du jugement dernier en s'offrant lui-même, agonisant et nu, sur une croix, exposé comme un criminel après avoir pourtant exprimé sur terre le summum de l'amour dont l'homme n'a jamais été témoin.


Ce n'est pas Dieu qui déteste l'homme. C'est l'homme qui déteste Dieu.  Même après que Dieu se soit incarné et ait porté nos souffrances, l'homme continue de s'opposer à lui.  Et la révélation de la bonne nouvelle a même décuplé l'antagonisme opposant Dieu et la race de Caïn.  Encore aujourd'hui, 2000 ans après cet incroyable sacrifice de Jésus, nous sommes témoins de personnes qui le détestent au point de construire leur vie sur cette haine.  Des groupes de musique sont consacrés à le blasphémer, (Ex: Deicide).  Des philosophes, des écrivains, des artistes, des politiciens, consacrent leur vie à combattre la pensée de Christ et à contrer son influence et son évangile. 2000 ans après!

Le Dieu de la Bible n'est pas meurtrier.  Il est la source de la vie.  Mais pour celui qui rejette la vie, que reste-t-il, sinon la mort et la destruction?

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